Dans le clair-obscur de ma mémoire, je me déplace par étapes dans mes souvenirs. Ainsi, sur les collines qui bordent Alger, côté est, je distingue le Clos Salembier, la Redoute, le Golf et, plus bas, Belcourt et le Hamma. Je revois le centre aéré au Clos où les enfants jouaient, chantaient, riaient. A la piscine, ils apprenaient à nager et ils passaient leur brevet des 25 ou 50 mètres. L'été les moniteurs préparaient de grandes fêtes auxquelles assistaient les parents.
Le nom du Clos Salembier évoque pour moi les cités de Diar-el-Mahçoul et de Diar-es-Saâda, le bassin des Tritons et celui des Dauphins. A Diar-el-Mahçoul, des bâtiments "simple confort" avaient vite été construits et les bidonvilles alentour rasés. Le Clos, le Clos…
Et si ces pages allaient devenir une machine à remonter le temps ? Elles représentent surtout un peu de nostalgie et beaucoup de rêve.